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S. M. a répondu :
“ Monsieur le président et Messieurs les députés de làchambre des pairs,
“ La lutte dans laquelle nous sommes engagés est sérieuse.L’entraînement de la prospérité n’est pas le danger qui nousmenace aujourd'hui. C’e>t sous les fourches Claudines queles étrangers veulent nous faire passer!
“ La justice de notre cause, l’esprit public de la nation et lecourage de l’armée, sont de puissans motifs pour espérer dessuccès ; mais si nous avions des revers, c’est alors surtout quej’iiinierois à voir déployer toute l’énergie de ce grand peuple ;c’est alors que je trouverais dans la chambre des pairs despreuves d’attachement à la patrie et à moi.
“ C’est dans les teins difficiles que les grandes nations,comme les grands hommes, déploient toute l’énergie deleur caractère, et deviennent un objet d’admiration pour làpostérité.
“ Monsieur le président et Messieurs les députés de lachambre des pairs , je vous remercie des sentimens que vousm’exprimez au nom de la chambre.
Cette audience finie, l’empereur s’est rendu à la messe.
Après la messe, l’empereur ayant pris place sur son trône,et entouré du même cortège, a reçu une députation de lachambre des représentatis.
S. Exc. M. le comte Laujuinais, président de la chambredes représentans, a présenté à S, M. l’adresse suivante.
“ Sire,
“ La chambre des représentans a receuilli avec une pro-fonde émotion, les paroles émanées du trône dans la séancesolennelle où V. M. déposant le pouvoir extraordinaire qu’elleexerçait, a proclamé le commencement de la monarchie cons-titutioneile.
“ Les principales bases de cette monarchie protectrice delàliberté, de l’égalité, du bonheur du peuple, ont été reconnuespar V. lVL qui, se portant d’elle-même au-devant de tous lesscrupules, comme au-devant de tous les vœux, a déclaré quele soin de réunir nos constitutions éparses et de les coordonnerétait une des plus importantes occupations réservées à la lé-gislature. Fidèle à sa mission, la chambre des représentansremplira la tâche qui lui est dévolue dans ce noble travail;elle demande que pour satisfaire à la volonté publique, ainsiqu’aux vœux de V. M., la délibération nationale rectifie leplus tôt possible ce que l’urgence de notre situation a pu pro-duire de défectueux ou laisser d’imparfait dans l’ensemble denos constitutions.
“ Mais en même tems, Sire, la chambre des représentansne se montrera pas moins empressée de proclamer ses senti-
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