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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Hes prétentions britanniques. L’intérêt des Amérieans est«impie, c’est qu’il y ait en France un gouvernement fort. Par<ce fait seul, leur position actuelle envers la France se trouve^décidée d’elle-même.

Un prince qui avait eu précédemment des torts envers laFrance , mais que l’intérêt de sa sûreté devait ramener à demeilleurs sentimens, le roi de Naples aurait pu offrir en Italie un point d’appui utile à la cause des nations. Ce prince dontla perte avait été résolue au Congrès, a cru pouvoir la préveniren allant au-devant du danger. Votre Majesté, à peine arrivéeâ Paris, lorsque le roi de Naples engageait avec l’Autriche uncombat qu’il n’était pas en état de soutenir, n’a pu apprendrequ’avec chagrin la nouvelle d’un éclat imprudent dont l’issuene devait guères être douteuse ; et elle a dû regretter surtoutde voir sacrifier ainsi la liberté des peuples d’Italie qui, dansles jours de son adversité, lui ont témoigné un intérêt dontelle aime à se souvenir.

Une déclaration que les alliés ont publiée le 20 Mars,(Pièce No. 12.) et par laquelle ils modifient l’existence anté-rieure de la Suisse , porte qu’ils reconnaissent sa neutralité.Cependant, presque dans le même moment, ils cherchent à lafaire entrer dans le système des opérations aggressives (PièceNo. 13 ). Pour résister à de telles propositions, la Suisse n’abesoin que de consulter ses propres intérêts. Ce n’est qu’àson détriment qu’elle peut s’écarter d’un système dont lemaintien est nécessaire à son indépendance et à sa prospérité.Les dispositions de la majorité des habitans ne sont pas dou-teuses ; celles même de la diète ne devaient pas l’être (PièceNo. 14 ). Votre Majesté, dont les sentimens pour la confédé-ration helvétique n’ont jamais varié, n’a pas balancé à lui enfaire donner de nouvelles assurances (Pièce No. 15.) ; mais laconfédération se composant de petites républiques dont les in-térêts et les vues ne peuvent pas être d’accord, comme il est àcraindre que la convention conclue le 20 Mai (Pièce No. 16.)entre la diète et les ministres des puissances ne soit adoptéepar les cantons et qu’une influence ennemie ne parvienne,même contre le gré de la diète, à rendre inutiles tous lesmoyens de défense, Votre Majesté jugera sans doute qu’elle nedoit pas négliger les mesures de précaution que peut exigersur cette frontière la sûreté du territoire de l’empire.

Si le plus grand nombre des gouvernemens européens entredans la masse qui se réunit contre nous, il y a, malgré l’appa-rente uniformité de leur état extérieur, des dissemblances in-finies dans leurs dispositions effectives. Cette différencedans leurs dispositions résulte de la différence des intérêts res-pectifs, de la différence des passions individuelles des princes,de la différence des vues des cabinets, enfin de la différencedes avantages qu’ils peuvent trouver dans un nouveau choc,