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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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DÉCLARATION.

Le soussigné, en échangeai! les ratifications du traitédu25 Mais dernier, de la part de sa cour, en a reçu l’ordre dedéclarer que l’art. 8 dudit traité par lequel S. M. très-chré-tienne est invitée d’y accéder sous certaines stipulations, doitêtre entendu comme liant les parties contractantes sous desprincipes de sécurité mutuelle, à un commun effort contre lapuissance de Napoléon Bonaparte , en exécution de l’art. 3dudit traité, mais, qu’il ne doit pas être entendu comme obli-geant S. M. Britannique à poursuivre la guerre dans la vued’imposer à la France aucun gouvernement particulier;quelque sollicitude que le prince-régent doive apporter à voirS. M. très-chrétienne rendue au trône, et quelque désir qu’ilait de contribuer conjointement avec ses alliés à un événementaussi heureux, il se croit néanmoins appelé à faire cette décla-ration au moment de i’échqnge des ratifications, lant par con-sidération de ce qui est dù aux intérêts de S. M. très-chré-tienne en France , que conformément aux principes sur les-quels le gouvernement anglais a réglé invariablement sa con-duite.

Le traité est parvenu à Londres le 5 de ce mois ; la réponsea été envoyée à Vienne le 8. L’autorisation et des instruc-tions ont été également données au comte Clancarty poursigner un engagement subsidiaire audit traité.

No. 5.

Lettre du comte de Clancarty au vicomte Castlereagh.

Vienne, le 6 Mai 1815.

Milord, en réponse à la dépêche de V. S., No. 3, et auxdiffé-rentes pièces qu’elle contient renfermant une propositionfaite par le gouvernement actuel de la France et la réponsede V. S. à ses propositions, j’ai l’honneur de vous annoncerpour l’information du gouvernement de S M. que, dans uneconférence tenue le 3 de ce mois, S. A. le prince de Metter-nich nous a appris qu’un M. de Strassant, qui avait été arrêtéà Lintz, se rendant ici, parce qu’il n’était pas pourvu des pas-seports convenables, avait adressé une lettre à S. M. 1., et yavait joint quelques lettres scellées que l’empereur l’avaitchargé d’ouvrir en présence des plénipotentiaires des puis-sances alliées.

Ces dépêches étaient une lettre de Buonaparte adressée àS. M., dans laquelle il professe le désir de maintenir la paixet d’observer les stipulations du traité de Paris, etc. et unelettre de M. de Caulincourt au prince de Metternich renfer-mant des protestations semblables.

Après la lecture de ces pièces, on a examiné si l’on y ferait