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FliOCÈS-VERBAC.
Ce jourd’hui, trente Avril, mil huit cent quinze, nous trou-vant à quatre heures et demie du matin entre Pile d ’lsc/ita etles bouches des Procita, le veut au N. O. joli frais, courantvent arrière sur toutes voiles, avons aperçu un navire sousle veut à nous à environ une lieue, que nous avons reconnuquelque teins après pour être vaisseau de guerre. A cinqheures et demie ce bâtiment vira de bord veut devant, et gou-verna eu dépendant sur nous; d’après sa manœuvre nousavons cru convenable d’arborer nos couleurs nationales, aux-quelles il ne répondit pas. A six heures, ce vaisseau se trouvaq demi-portée de canon par notre travers à stribord, hissa pa-villon anglais en l’assuraut de cinq coups de canon à bouletqu’il diriga sur nous. Le commandant ne pouvant plus révo-quer en doute une déclaration de guerre, fit mettre chacun àson poste pour le combat, ce qui fut exécuté de suite. A Gheures o minutes le vaisseau s’étant approché à portée de mitraille,nous envoya sa volée ; alors le commandant ordonna le feu. Lescris de vive l’Empereur firent oublier la disproportion des forces;l’engagement fut très-vif; notre position était telle que nous nepouvions venir sur bâbord sans être combattus par l’arrière, etsur stribord sans nous rapprocher de l'ennemi; il fallut doncrcevoir son feu à portée de pistolet. En moins d’une demi-heure la frégate fut mise hors de combat. Une si grandedifférence dans les forces, des avaries majeures dans la mâ-ture et le gréement, les basses vergues coupées, la mâturechancelante, plusieurs boulets à la flottaison occasionnant desvoies d’eau considérables, et quatre pieds d’eau dans la cale,décidèrent le commandant à ne pas lutter d’avantage. Les offi-ciers furent consultés et le pavillon fut amené après avoir étédéfendu honorablement.
La frégate la Melpoinène, après 3» minutes de combat, à euâO hommes hors de combat, tant tués que blesses, le gréementdu grand mât et celui dit mât d’artimon entièrement coupés ;les bas mâts percés de plusieurs boulets et chancelans ; le corpsde la frégate criblé de boulets dont un du calibre de soixante-huit livres qui a traverse la soute à poudre d’arrière, au-dessous(le la flottaison, ce qui a occasionné la perte totale des poudres.
En foi de quoi nous avons sigué le présent procès-verbal pourservir ce que de raison sera.
Bord, le 30 Avril 1815.
(Signé) : Durbec, Martino, lieutenant de vaisseau, officier*(le manœuvres; Geoffroy, agent comptable; Furgaron, en-seigne de vaisseau ; Bourgouin, idem ; Le Coinle lieutenant;Eière, idem; Bobichon, commandant lagafnison ; lecapilainede vaisseau, Collet.
four copie, (Signé) Deckès.
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