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circonstance pour fairp connaître à mon gouvernement celle pre-mière hostilité des Anglais ; en couséqueuce j’ai demandé ver-balement à M. A. Court, ministre d'Angleterre, un sauf conduitpour ce petit navire allant sur son lest et n’ayant à bord qu’unepassagère française. M. A. Court me dit qu'il en parlerait àl'amiral, et le lendemain S. Exe. m’a envoyé la réponse de cetofficier supérieur qui déclare qu’il ne souffrira pas que le pavil-lon blanc entre dans un port où flotte le pavillon trois couleurs,qu’il en serait de même pour la frégate ayant pavillon tricolore.Peut-être qu’il ne sera pas indifférent à V. Exc. de voir ces deuxbillets : je les joins ici.
J’ai demandé ensuite que l’on fit repasser en France les blessés ;c’était le désir du capitaine Collet ; mais cela n’a pu se faire.M. A. Court m’ayant dit que cela devait regarder l’amiral su-périeur qui est devant Gênes , réponse absolument négative.
J’ai donué au capitaine Henri ses expéditions pour Barcelonne,il tâchera d’eutrer à Marseille , de gagner Cette, où d’attérer surquelque point de la cote de France ; car on dit que la France est eu état de blocus, selon le système anglais ; ce petit navireporte cinq hommes de la frégate, dont un bon pilote. C’est tou-jours cinq hommes de sauvés.
Un anglais, agent de remarque, m’a dit que la cour de Londres avait donné l’ordre de ne point inquiéter les pavillons de France blanc ou tricolore, cependant il croit que la guerre sera inces-samment déclarée ; il m’a dit entre autres que la proposition enavait été faite à Londres , mais qu’on attendait l’aveu ou laconfirmation d’une puissance qui jusqu’alors ne setait pas pro-noncée.
Ce qu’il y a de remarquable ici quant à la frégate la Melpo-mène, c’est qu’elle est dans cette rade sans pavillon anglais nifrançais , par conséquent dans un état de doute, suivant les usagesde la guerre. Les Anglais ont cherché ici à ménager l’opinionen ne se prononçant point à cet égard.
Il est à remarquer que l’amiral Penrose a donné la chasse der-nièrement à une frégate française sous pavillon tricolore qui s’estréfugiée en Sardaigne , on croit que c’est la Néréide ; l’amiralanglais a dissimulé cette affaire ici. Il est surprenant que desofficiers agissent contre les ordres de leur cour ; et si ils s’y con-forment, pourquoi ces ménagemeus? Telles sont les réflexionsque l’on fait ici sur la place.
J’ai l’honeur d’être, etc. (Signé) Marson.
No 8.
Lettre de M. Senèz au ministre de la mariiie.
Monseigneur,
Je saisis l’occasion de M. le colonel Fnht, aide-de-camp de S.A. 1. le prince Jérôme Napoléon, pour avoir l’honneur de vousfaire savoir qu’après avoir déposé S. Exc. le duc de Padoue eu