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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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de cette rivière. Notre armée déboucha dans la plaine ; sagauche, sous les ordres du maréchal Ney, par Gosselies; lecentre, où était l’Empereur, par Fleurus ; et sa droite, dirigéepar le général Gérard, sur Sombref.

L’atiaire s’engagea à deux heures sur la gauche et le centre.On s’est battu avec un acharnement inconcevable de part etd’autre. Les villages de Saint-Amand et de Ligny furentpris et repris plus de quatre fois. Nos soldats se sont touscouverts de gloire. A huit heures, l’empereur, avec toute sagarde, a fait attaquer et enlever Ligny. Nos braves se sootportés, au pas de charge sur la principale position de l’enne-mi. Son armée a été Forcée au centre, et obligée de se retirerdans le plus grand désordre. Bliieher, avec les Prussiens,sur Nanuir, et Wellington sur Bruxelles.

Plusieurs pièces de canon ont été enlevées par la garde, quia tout culbuté devant elle. Le feu n'a cessé qu’à dix heuresdu soir. Tout marche aux cris mille fois répétés de vive l'Em-pereur ! Ce sont aussi les dernières paroles que prononçaientles braves qui succombaient. Jamais on n’a vu un semblableenthousiasme.

Une divisiôn anglaise, de 4 à 5000 Ecossais a été taillée enpièces ; on n’en a pas vu de prisonniers. Le noble lord doitêtre confondu....

Il y a, sur le champ de bataille, huit ennemis pour uu Fran-çais .

On dit que leur perte est de 50,000 hommes. La canon-nade ressemblait à celle de la Moskowa.

Ce matin 17,1a cavalerie du général Pajol s’est mise à lapoursuite des Prussiens sur la route de Namur. Il est déjàà deux lieues et démie. On les ramasse par bandes. Ils nesavent où sont leurs chefs.

La déroute est completle de ce côté, et j’espère qu'on n’en-tendra pas parler de sitôt des Prussiens, si toutefois ils peuventse rallier.

Quant aux Anglais , on verra aujourd’hui ce qu’ils devien-dront. L’empereur est lù.

21 Juin 1815.

NOUVELLE DE l’aRMÉE,

Bataille de Ligny-sous-Fleurus.l e l6 au matin, l’armée ocupait les positions suivantes :L’aile gauche, commandée par le maréchal duc d’Elchin^gen, et composée du 1er et du 2e corps d’infanterie et dû 2ède cavalerie, occupait les positions de Frasne.

L’aile droite, commandée par le maréchal Giouchy, et com-posée des 3e et 4e corps d’infanterie et du 3e corps de cavalerie,occupait les hauteuis derrière Fleurus .

Le quarter-général de l’Empereur était à Charleroy , où setrouvaient la garde impériale et le 6’e corps.