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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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grand soin. Ils s’empressaient de leur apporter des secours ;maison était forcé d’employer les menaces pour les obligerd’enlever les Prussiens, auxquels ils paraissaient porter beau-coup «le haine.

D’après les rapports des reconnaissances, on apprit qu’a-près la bataille l’armée ennemie s’était partagée en deux; queles Anglais prenaient la route de Bruxelles , que les Prussiensse dirigeaient vers la Meuse . Maréchal Grouchy, à la têted’un gros corps de cavalerie et des 3e et 4e corps d’infanterie,fut chargé de poursuivre ces derniers. L’empereur suivit laroute des Anglais avec les 1er, 2e et 6e corps et la garde im-périale.

Le 1 er corps qui était en tête attaqua et culbuta plusieursfois l’arrière-garde ennemie, et la suivit jusqu’à la nuit qu’elleprit position sur le plateau en arrière du village de Mont-Saint-Jean ; sa droite s’étendant vers le village de Braine, etsa gauche se prolongeant indéfiniment dans la direction deVavres. Il faisait un tems affreux. Tout le monde était per-suadé que l’ennemi prenait position pour donner à ses con-vois et à ses parcs le tems de traverser la forêt de Soignes , etque lui-même exécuterait le même mouvement à la pointe dujour.

Au jour, l’ennemi fut reconnu dans la même position. Ilfaisait un tems effroyable, qui avait tellement dénaturé leschemins, qu’il était impossible de manoeuvrer avec l’artilleriedans la campagne. Vers neuf heures, le tems s’éleva, le ventsécha un peu la campagne, et l’ordre d’attaquer à midi futdonné par l’empereur.

Fallait-il attaquer l’ennemi en position avec des troupesfatiguées par plusieurs journées de grandes marches, unegrande bataille et des combats, on bien fallait-il leur donnerle teins de se remettre de leurs fatigues, et laisser l’ennemi seretirer tranquillement sur Bruxelles?

Si nous avions été heureux, tous les militaires auraient dé-claré que c’eût été une faute impardonnable de ne pas pour-suivre une armée en retraite, lorsqu’elle n’était plus qu’à quel-ques lieues de sa capitale, où nous étions appelés par de nom-breux partisans.

La fortune a trahi nos efforts, et alors on regarde commeune grande imprudence d'avoir livré bataille. La postérité,plas juste, prononcera.

Le 2 e corps commença l’attaque à midi. La division com-mandée par le prince Jérôme, attaquait le bois qui était placéen avant de la droite de l’ennemi. Il s’avança d’abord, et futrepoussé, et n’en resta entièrement maître qu’après plusieursheures de combat opiniâtre.

Le 1er cor ps, dont la gauche était appuyée à la granderoute, attaquait en même tems les maisons de Mont-Saint-