3<25
ministre de la guerre nous a fait de vive voix un rapport peusatisfaisant. 11 est en ce moment anx avant-postes, et nousattendons un rapport positif sur notre véritable position mi-litaire.
Quel que soit l’événement, nous ne vous proposerons riende pusillanime et de contraire à nos devoirs. Nous défen-drons jusqu’à la dernière extrémité l’indépendance de la na-tion, l’inviolabilité des chambres, la liberté et la sûreté descitoyens.
Agréez, M. le président, les nouvelles assurances de maplus haute considération.
M. Durbach . Je profite de cette circonstance pour donnerconnaissance à la chambre d’une lettre écrite par le duc d’O-trante à lord Wellington. Beaucoup d’inquiétudes se sontmanifestées ; elles ne sont point fondées.
M. Durbach commence la lecture. On demande de toutesparts la date. Elle est du 27 au soir.
A. S. S. Lord Wellington, général en chef de l’arméeanglaise.
Milord, vous venez d’agrandir votre nom par de nouvellesvictoires remportées sur les Français . C’est donc par voussurtout que les Français sont connus et appréciés. Vous vo-terez pour leurs droits au milieu des puissances de l’Europe .
Dans ce conseil de souverains, votre crédit et votre in-fluence ne peuvent pas être moindres que votre gloire.
Les vœux des nations qui ne calomnient ni ne flattent, ontfait connaître votre caractère. Dans tontes vos conquêtes,votre droit des gens a été la justice, et votre politique a parula voix de votre conscience.
Vous trouverez les demandes que nous faisons par nos plé-nipotentiaires conformesà la justice la plus rigoureuse.
La nation française veut vivre sous un monarque. Elle veutaussi que ce monarque règne sous l’empire des lois.
La république nous a fait connaître tout ce qu’ont de fu-neste les excès de la liberté ; l'empire tout ce qu’a de funestel’excès du pouvoir. Notre vœu, et il est immuable, est detrouver à égale distance de ces excès l’indépendance, l’ordre etla paix de l’Europe .
Tous les regards en France sont fixés sur la constitution del’Angleterre ; nous ne prétendons pas à être plus libres qu’elle,nous ne consentirons pas à l’être moins.
Les représentons du peuple français travaillent à son pactesoc al. Les pouvoirs seront séparés, mais non divisés. C’estde leur séparation même qu’on veut faire naître leur har-monie.