de Paris ; 'que l’article 5 n’était plus obligatoire. On mechargea de lui annoncer qu’il partirait quand il voudrait ; que jepouvais mettre les bàtiniens à sa disposition. On m’adjoignitun ministre-d’état, M. Boulay, pour lui faire cette dernière com-munication. Je me rendis à trois heures et demie chez l’empe-teur : je lui exposai l’état des choses. Après une longue con-versation, il me dit à quatre heures du matin ; je partirai demaindans,la journée. J’apprends que l’empereur est parti, je n’airien à ajouter.
M. Decrès reprend ; on me fait observer que je confonds lesjours et les dates. Voilà trois jours et trois nuits que je n’aidormi: les jours et les nuits se sont confondus dans mon ima-gination; mais ces choses se sont passées eu 96 heures.
M. le comte Thibaudeau. —Il me semble que la chambre doitprendre en considération la partie du message qui concerne lesort à assurer à Napoléon et à sa famille. Je demande qu'il soitnommé une commission spéciale pour nous faire un rapport surcet objet.
Cette proposition est appuyée.
1er Juillet, 1815.
Proposée par la chambre des représentans le premier Juillet.
“ Français , les puissances étrangères ont proclamé à la facede l’Europe , qu’elles n’étaient années que contre Napoléon,qu’elles voulaient respecter notre indépendance, et le droit qu’atoute nation de se choisir un gouvernement conforme à sesmœurs et à ses intérêts. Napoléon n’est plus le chef de l’état;lui-même a renoncé au trône. Son abdication a été acceptéepar vos représentans. 11 s’est éloigné de nous; les souve-rains le savent; la guerre doit donc être finie, si les promessesdes rois ne sont pas vaines. Cependant, tandis que des pléni-potentiaires ont été envoyés pour traiter de la paix, au nom dela France , avec les puissances coalisées, les généraux dedeux de ces puissances se sont refusés à toute suspensiond’armes, ont précipité leur marche à la faveur d’un moment detrouble et d’hésitation ; ib sont aux portes de la capitale, sansqu’aucune communication soit venue nous apprendre pourquoila guerre continue. Bientôt nos plénipotentiaires nous dironts’il faut renoncer à la paix. Mais eu attendant, la résistanceest aussi nécessaire que légitime; et si l’humanité demandecompte du sang inutilement versé, elle ne s’adressera pointaux braves qui ne se battent que pour repousser de leur foyerle meurtre et le pillage; pour défendre, avec leur vie, la causedelà liberté et de cette indépendance dont le droit imprescrip-
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