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La comtesse Bertrand et trois enfans.
Le lieutenant-général duc de Rovigo.
Le lieutenant-général Lallemand.
Le maréchal-de-camp baron Gourgaud , aide-de-carap deNapoléon .
Le maréchal de-camp Montholon-Sémonville, idem.
La comtesse Montholon-Sémonville et un enfant.
Le comte de Las Case, conseiller-d’état et son fils.
M. de Résigny, chef d’escadron, officier d’ordonnance ;
M. Planat, chef d’escadron, officier d’ordonnance;
M. Autric, lieutenant, officier d’ordonnance ;jVl- Schùllz, chef d’escadron,
M. Pointkorski, capitaine,
M. Maingault, chirurgien de Napoléon .
(Suivent les noms de quarante individus composant la suitede Napoléon et des autres passagers embarqués avec lui.)'
(Signé)comte Bonnefoux.
A. S. Exc. le ministre secrétaire-d’état dula marine et des colonies.
Rapport fait à S. Exc. le ministre de la maripe et des colonies,par le capitaine de frégate de Rigny,'envoyé en mission àRochefort.
Monseigneur,
J’ai l’honneur de rendre compte à V. Exc. des renseigne-mens que j’ai recueillis, et qui sont relatifs à la mission dont jeviens d’être chargé à Rochefort.
En arrivant dans ce port, le 18 matin, j’appris que Napo léon Buonaparte était parti pour l’Angleterre sur le vaisseaude S. M. britannique le Bellerophon . capitaine Maitland, le16 Juillet à une heure et demie après midi.
Mes instructions me prescrivant d’avoir à ce sujet des com-munications officielles avec M. l’amiral Hotham, commandantla station anglaise, je m’empressai de lui écrire en lui adres-sant en même tems des dépêches de M. Croker, sécretaire del’amirauté d’Angleterre, dont j’étais porteur. Ces lettres fu-rent remises à M. l’amiral, par M. le lieutenant de vaisseauFleuriau, que Votre Excellence avait bien voulu m’adjoindre.
Il résulte des différentes communications que j’ai eues avecM. l’amiral anglais et M. le préfet maritime, que Napoléon ,arrivé à Rochefort le 3 Juillet, s’est établi à la préfecture ma-ritime jusqu’au 8. Pressé parle général Becker, qui avaitété chargé de l’escorte jusqu’à bord, et par M. Le Baron deBonnefoux préfet maritime de profiter de toutes les oc-casions qu’offraient le vent et la marée, il se décida enfinà s’embarquer dans les canots qui l’attendaient à chaquemarée, et se rendit à dix heures du soir à bord de la Suai, etfit partager sa suite sur cette frégate et sur la Méduse.