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Tome quatrième.
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CHAPITRE U.

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ont, comme les enfants, des colères qu’on apaise avec deshochets.

Quoi qu'il en soit, la polémique soulevée par le projetd’embastiller Paris ne tarda pas à prendre un autre cours.Mais le gouvernement n’avait pas cessé de couver cette idéefatale, que nous verrons plus tard se reproduire et préva-loir. Toutes les fois que la force n’existe pas dans le Pouvoirpar l’unité, il faut qu’elle s’y introduise par la violence.

Déjà, en effet, la monarchie semblait avoir épuisé sesressources. Un de ses partisans les plus téméraires,M. Viennet, venait de prononcer, du haut de la tribune,ces mots d’une franchise grossière : la légalité actuellenous tue; l’administration, de toutes parts, se plaignaitde l’impuissance de ses caprices, et la société vacillaitéperdue entre l’arbitraire et l’esprit de révolte.

L’ardeur des passions populaires était entretenue, àcette époque, par les crieurs publics, agents actifs desfeuilles démocratiques et moniteurs ambulants de l’insur-rection. Mais, devant eux, la loi était muette et le Pouvoirdésarmé. Le préfet de police, M. Gisquet, eut recours audespotisme. Le droit de timbre, d’après la législationexistante, ne devait peser que sur les journaux et sur lespapiers-nouvelles : M. Gisquet l’étendit aux brochures etfit arrêter tout distributeur rebelle à l’établissement de cetimpôt forcé. Assignée devant les tribunaux, la police futcondamnée par eux de la manière la plus humiliante et laplus formelle; mais elle se crut assez forte pour braverla justice, et les arrestations continuèrent.

Alors se passa, au centre de Paris , une scène plus émou-vante que celle par laquelle Hampden avait ouvert la révo-lution d'Angleterre.