CHAP1TRK III.
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qui se croyaient pratiques parce qu'ils étaient médiocres,et habiles parce qu’ils n’osaient rien de grand, ne virent pas(pie la question d'Orient renfermait le sort du monde ; illeuréchappa quesi la France ne profitait point, pourrendrel'Egypte française, du désir violent et victorieux qui pous-sait les Russes à Constantinople, les Anglais , tôt ou tard,
feraient ce que nous avions négligé, s’établiraient à
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Alexandrie , prendraient la Méditerranée en échangé de laMer-Noire abandonnée à la Russie , et nous feraient tomberde la sorte au rang des Puissances secondaires.
Puisque le Cabinet des Tuileries ne voulait que le statu(juo , puisqu’il prenait pour point de départ l’intégrité del'empire ottoman , au moins aurait-il dû mettre de lasuite à faire prévaloir cette idée. Eh bien, il ne sut mômepas rester conséquent avec lui-même. On se rappelle avecquelle colère insensée le général Sébastiani destitua legénéral Guilleminot, parce que cet ambassadeur avaitactivement travaillé à miner l'influence des Russes enTurquie ; on se rappelle ces paroles prononcées à la tri-bune par le ministre des affaires étrangères : « L’empire« ottoman n’est plus qu'un cadavre. » Voilà quelle con-duite, voilà quel langage tenaient, à la face de l’Europe ,ceux quiavaientpris pour point de départ de leur politiquela conservation de la Turquie , le statu quo oriental ! Lapostérité croira difficilement à un tel excès d’impré-voyance. Mais le récit des faits subséquents va montrerjusqu'où le gouvernement français sut aller dans cettecarrière de fautes et de folies.
Vers la fin de 1831, Méhémet-Ali avait envoyé Ibrahimà Saint-Jean-d’Acrepour en faire le siège. Le pacha d’Acre.Abdallah, était un homme pétri de présomption et de ruse.