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Tome quatrième.
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CHAPITRE III.

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tage pour indiquer combien était impérieuse, à cetleépoque, l'influence de l’Angleterre aux Tuileries ?

L'attitude des ministres français vis-à-vis du Portugal ne révélait pas moins clairement le fond de leur politique,toute de condescendance et de peur. Depuis long-temps lePortugal était troublé par la lutte de deux frères, donPédro et don Miguel ; et l’un et l’autre, avec un acharne-ment implacable, ils poursuivaient la victoire : une cou-ronne en était le prix. Après de nombreuses vicissitudes,le père de dona Maria s’était rendu maître de Porto , etdon Miguel l'y assiégeait. Porto n’était qu’un point bienpetit sur la carte, et cependant l'Europe entière avait l’œilfixé sur ce point, d'où pouvaient jaillir les premières étin-celles d’un embrasement général. Contempteur déclarédes chartes modernes, et franchement despote, don Miguelavait les sympathies des Puissances ultra-monarchiquesdu Continent, il en recevait des encouragements, dessecours; et il s'appuyait, en outre, sur le peuple, dontl’ignorance fait si aisément pacte avec le despotisme, danstout pays où la superstition a passé. Don Pédro apportaitau Portugal une Charte à la façon des Anglais ; il invo-quait, par conséquent, à l’appui des droits de dona Mariasa fille, la Grande-Bretagne et la France .

Le gouvernement français fit des vœux pour don Pédro,et n’osa faire davantage. Appelé à Porto pour y soutenirde ses talents militaires et de sa vieille expérience la causeconstitutionnelle, le général Solignac n’avait trouvé dansle Cabinet des Tuileries que réserve et froideur. Aucunesomme d’argent ne fut mise, même en secret, à sa dis-position ; on voulut bien couvrir d’une tolérance timideles démarches auxquelles il se livrait pour rassembler au-