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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

pourquoi ne rappelait-on pas à ce sujet le traité par le-quel la France avait cédé, en 1803, la Louisiane aux États-Unis , et les stipulations consenties en notre faveur parl’article 8, et leur violation ? Car enfin, l’Amérique étaitnotre débitrice, loin d’ètre notre créancière. Et en effet,sur la somme de 260 millions à laquelle la Louisiane futestimée, 80 millions seulement nous avaient été payés parles États-Unis ; de sorte que les avantages stipulés pourla France , et dont elle s’était vue indignement frustrée,représentaient une somme de 180 millions; il nous étaitloisible d’en réclamer à notre tour le remboursement. Laguerre! on ne devait pas la désirer; mais il n’était pasdans les habitudes du peuple français de la craindre, etc’est par la lâcheté qu’on l’attire. Le marché américain ! Unpeuple aussi intelligent en affaires que celui des États-Unis n’aurait garde de repousser nos produits, sachantbien que par là il avilirait les siens. L’émeute! Si, pour ladéchaîner dans nos villes, l’étranger n’avait qu'à nousinfliger l'humiliation de ses exigences injustes ou de sesmenaces, nous serions le plus misérable et le dernier despeuples.

Tels furent, en substance, les arguments présentés depart et d’autre, soit dans la presse, soit dans la Chambredes députés, où la discussion s’ouvrit le 9 avril (1835).Elle donna lieu, entre le duc de Fitz-James et M. Thiers ,à une joùte oratoire d’un grand éclat. Soutenu avec cha-leur par MM. de Broglie, président du Conseil, Ducos,Tesnières, Jav, Anissson, deTracv, Dumon, de Lamartine ,Réalier-Dumas, le projet fut attaqué puissamment parMM. Desabes, Glaiz-Bizoin, Charamaule, Lacrosse , Auguis,Isambert. Mauguin. Mais nul ne lui porta des coups plus