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Tome quatrième.
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IllSTOiltE bt DIX ANS.

« Cour des pairs,- et qu’ils la « de fait à l’audience qu’à l’é-« rendent personnellement res- « gard de ceux que leurs vio-« pensable de tout ce qui peut « lences en ont fait expulser. »

« suivre de la présente résolu- Les accusés : Vous pouvez« tion. » (Lesaccusés : Oui ! oui ! être nos bourreaux; nos juges,nous le déclarons. ) jamais !

Ainsi, par je ne sais quel enchaînement de monstruo-sités inévitables, il se trouva, dans un pays prétendu libre,un magistrat capable de venir proposer le jugement surpièces! Ainsi, ce que le tribunal révolutionnaire avait àpeine osé contre Danton et Camille Desmoulins , au nomdelà Terreur, M. Martin (du Nord) demandait aux pairsdu royaume de le tenter contre les républicains, au nomdelà monarchie! Que l’attitude des prévenus tendit àrendre le procès absolument impossible, c’est vrai ; mais,grâce au premier pas de la pairie dans l’arbitraire, cen’était pas à la justice, c’était, au contraire, à la violationde son principe et de ses formes que les accusés résis-taient. 11 faut le dire ; la Cour des pairs hésita, cette fois,à porter la main sur les armes qu’on lui tendait. Lesdescendants des Pasquier, des Molé, craignirent peut-êtred’imprimer une trop grande tache à des noms qui avaientété autrefois l'honneur de la magistrature française. Lesconclusions de M. Martin (du Nord) furent vivementcombattues dans la Chambre du conseil. Leur adoptioneût été le signal de la retraite de plus de trente pairs : onne voulut pas se risquer davantage. Et toutefois, par unarrêt qui était un acheminement à la condamnation surpièces et un commencement d’iniquité, on décida qu’encas de tumulte, les accusés pourraient être amenés devantla Cour séparément, et que l’acte d’accusation ayant été