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Tome quatrième.
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CHAPITRE X.

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naüstes sont arrêtés, livrés à la garde municipale, et aus-sitôt après relâchés. Le Réformateur , feuille républicainefondée depuis peu et dirigée par M. Raspail, rendit comptede l'altercation dans un article qui respirait la plus vio-lente indignation, et qui signalait comme agresseurs cer-tains membres de la majorité, parmi lesquels MM. Augus-tin Giraud et Renouard. Il n’en fallait pas davantage pourque la majorité de la Chambre se crût offensée. Sur la mo-tion de M. Jollivet, et après de vifs débats suivis d’asseznombreuses récusations, le Réformateur est traduit h labarre de l’assemblée. La défense, présentée par M. Ras-pail, ne dépassa pas un seul instant les bornes d’une dis-cussion calme et décente, philosophique et élevée. Maistous les pouvoirs du jour étaient emportés par un irrésis-tible esprit de vertige. M. Jaffrenou, gérant du Réforma-teur , fut condamné à un mois de prison et à dix millefrancs d’amende.

Ainsi, le monde politique était tombé dans la plus ef-froyable confusion. Plus de droit reconnu. Partout l’ou-trage au Pouvoir. Pour les accusés, plus de garanties. Ladéfense interdite ou insultante. A la place de la justice, lavictoire abusant d’elle-même. Comme conclusion aux con-flits parlementaires, d’odieuses scènes de pugilat. Et sousl’égide de la loi, la vengeance. Non, jamais pareille compli-cation de désordres ne s’était vue dans l’histoire; jamaisgouvernement ne s’était entouré de plus de périls, à forced’incapacité.

Si les défenseurs des accusés d’avril avaient su profi-ter de leurs avantages; si, bravant les chances de la pri-son et forts de leur fraternel courage, ils s’étaient présen-tés devant la pairie et lui avaient dit : « Cette lettre dont

IV.

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