AYanT-PROPOS. xiX
Si les hommes ont plus de P ru 'dence , les femmes ont moins d'e-goïsnie. Quel entier oubli d’elles-Peines dans leurs sentimens ! LeSacrifice est si bien convenu dansleur pensée, qu’excepté sous le rap-port de l’amour-propre, elles secomptent toujours pour rien. Enfin,leur dévouement est tel, qu’elles ontfini par faire croire qu’il était dansla nature ; aussi toutes les lois ontpesé sur elles, tous les sacrifices leuront été imposés.
Chez
aucun des peuples même lesplus barbares, on n’a vu lesliommesobligés de se sacrifier sur le tom-beau desfemmes, comme lesfemmessur le bûcher de leurs époux (1).
(i) Excepté ( lie/, les Natcliez , où les fem-mes résuaient.