Ï.ES TEiMMES.
Laban est père de deux filles; mais jene voyais que Racliel. Ils me firent desquestions sans nombre ; ils voulurentsavoir si ma mère parlait souvent de safamille et de son pays; si mon père avaitpartagé sa couche avec d’autres femmes ;combien ils avaient de troupeaux et d’es-claves ; si les pâturages étaient aussi grasque ceux delà Mésopotamie . Mais quandils vinrent à parler de mon frère, moncoeur se serra; je ne pus répondre; jepensai ( et dans quel moment n’y pensé-je pas ! ) que j’avais emporté sa haine,et que c’était à ce prix que j’avais obtenula bénédiction de mon père.
Ici Jacob s’arrêta quelques momens ,et ses yeux laissèrent échapper despleurs.— Je résolus , reprit-il, de mériter ,pannes services, l’affection de Laban;je lui demandai la garde de ses trou-peaux; j’espérais les garder avec Racliel,ou du moins la soulager dans ses travaux.( Comme elle était la plus jeune, c’était