LES FEMMES.
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composais des chansons qui n’étaientque pour Rachel. Un jour je remarquaique Lia, sa sœur, pleurait en les écou-tant , et je ne chantai plus en sa pré-sence. Du plus loin que l’on entendaitla voix des troupeaux, et la petite clochesuspendue au col des béliers, Rachelaccourait à ma rencontre , et chaquelois elle me disait, en m’embrassant :« O mon frère ! vous êtes demeuré bienlong-temps ! »
Comme l’été s’avançait, Laban medit : — Yous êtes ma chair et mon sang ,faut-il pour cela que vous me serviezsans récompense ? — Je lui répondis :Eh bien ! je vous servirai pendant septans pour Rachel , votre seconde fille.Rachel est plus gracieuse qu’un aman-dier fleuri, plus douce que le lait de vosgénisses. Quand elle vient au-devant destroupeaux , elle est aussi légère qu’unegazelle. Oui , je vous servirai sept anspour l’ohtenjr. — J’aime mieux vous la