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Tome premier.
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XES FEMMES.

9 °

phis et son amante connurent le bon-heur!... Le bonheur!... Ah! ce n’étaitqu’un songe ! Tout à coup la plaineétincelle de flambeaux allumés : desprêtres et des soldats , conduits, excitéspar le fougueux Buris, se répandent dansles environs et sur les bords du Nil ...Comment fuir? O Mycérine ! tes piedsaffaiblis se refusent à tes efforts ! Ame-nophis essaie en vain de la porter encoredans ses bras ; mais il ne peut se sou-tenir : il se lève , il retombe ; il se relèveencore, et dans sa rage impuissante ilmord le sable où sa faiblesse semble

l’attacher... Ah ! quand la tendre My-cérine aurait la légèreté de la biche ou dela gazelle du désert, abandonnerait-elleAmenopliis seul à la vengeance de leur*ennemis ! Elle aime mieux partager sonsort... Ah! si l’on pouvait sacrifier ceque l’on aime, les eaux du fleuve devien-draient leur asile et leur tombeau ! Voilala seule idée qui l’occupe ; mais où trou-

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