I.ES FEMMES. 1 55
33 fardeau ; et cous , outre nos enfans ,33 il nous faut porter encore ce dont il25 leur plaît de nous charger. Quoique11 e xlénuées de fatigue , on ne nous per-met, en arrivant, ni de nous livrer31 au sommeil, ni de prendre le moindre33 repos. Ils nous obligent de moudre33 toute la nuit du maïs pour faire du33 chica. Ils s’enivrent, et alors nous33 assomment de coups, nous arrachent31 les cheveux et nous foulent aux pieds.11 — Quelle est notre perspective après11 tant de souffrances? Quand nous avan-31 Çons en âge, nos maris prennent une33 seconde femme plus jeune, et l’encou-3 ‘ ragent à nous maltraiter , nous et nos33 enfans.
Croyez-vous , mon père , que la33 patience puisse tenir à cet excès de33 tyrannie qui n’a.point de fin, et pour-33 rions-nous donner une plus grande31 marque de tendresse à nos filles , que33 de les étouffer en naissant ? »