LES FEMMES. l8l
foron. — Cette première impulsion degalanterie chevaleresque , chez les peu-ples du Nord , était loin d’avoir toutecette délicatesse , tout ce charme qu’elleacquit depuis en Europe , par le mélangede la tendresse espagnole, de l’élégancefrançaise et du brillant romanesque desMaures. Toutes les premières penséesétaient conçues sans être développées :respect pour le sexe , amour, dévoue-ment , enthousiasme de gloire, cons-tance qui rapportait tout à un seul objet.Ces bases étaient posées ; mais ellesPaient encore couvertes d’une teinte derudesse et de simplicité qui, jusque dansfrs moyens de plaire, annonçait unefrnd resse sauvage, et laissait plus voirfr guerrier que l’amant.
Ecoutons les plaintes d’ Harold^ jeuneDanois, pour nous faire une idée desmoyens que ces héros du Nord em-ployaient pour séduire. <c Ali ! disait-il,s je sais faire huit exercices différens :i. 18