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Tome premier.
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LES FEMMES. 3155

Mais le christianisme passa des vaincusaux vainqueurs : faisant couler d’un côtédes flots de sang , de l’autre apaisant leshaines, il fut la première base du rappro-chement. On vit s’unir les vices des Ro-mains à la fierté des Barbares : de la cor-ruption des uns, de la férocité des autres,se formèrent insensiblement les mœursnouvelles. C’est à celle époque que j’as-signe le commencement de la chevalerieconsidérée comme institution ; mais lesfemmes ( toujours les femmes ! ) contri-buèrent beaucoup à ce grand change-ment. Conciliantes par nature , par sé-duction et par projet, toujours habilesù saisir avec adresse l’instant précis quipeut les affranchir d’esclavage,elles s’em-parèrent de la faiblesse des vaincus ,de l’héroïsme des vainqueurs, imagi-nèrent une espèce de culte d’amour,d’honneur, de loyauté , de courage ,encore plus épuré que les premières ins-titutions qui leur en donnèrent l’idée J

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