I,ES FEMMES.
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grâces du corps , la solidité des sentî-mens que la finesse de l’esprit, qui leurvalaient l’admiration. Ce succès est liorsde nature ; il faut que chaque sexe re-cueille le genre d’estiine qui lui convient;et, si l’on cherche la force stoïque, lesacrifice des sentimens naturels au bienpublic, on doit plutôt l’attendre du cou-rage des hommes que de celui d’un sexequi lui-même doit toujours craindrede se trahir et de mettre son cœur à laplace de la raison.
En Suisse, à l’époque de GuillaumeTell , on a vu des femmes saisies ,comme les hommes, de l’enthousiasmede la liberté ; mais la simplicité de leursmœurs les portait au courage; et l’amourqui les animait les identifiait avec lespassions de leurs époux. .Depuis que lecalme fut rétabli dans leurs montagnes,le peu de luxe et l’ignorance des arts ai-mables laissèrent ce pays dans une mo-notonie qui ne donne aux femmes pouc