IÆS FEMMES*
78
prises que chaque nouveau lieu lui causait.Un jour que, plus fatigué qu’à l’ordi-naire , il cherchait un lieu tranquillepour s’y reposer quelques instans , soncheval prit une route bordée d’arbresélevés , qui le conduisit bientôt vers unehabitation dont un coteau ombragé luiavait dérobé la vue. Cette maison estmodeste , mais paraît considérable. Laporte est ouverte, il entre. Personne dansla courne se présente à ses regards. En-hardi par l’hospitalité du pays , il attacheson cheval à un arbre, et pénètre dansla maison. Un gros chien s’approche delui ; mais il n’a point de chaînes, pointde fureur. Au lieu d’aboyer , il caresseFlorvel comme s’il le connaissait; il ledevance en bondissant , et semble leconduire dans une pièce voisine. La pre-mière chose qui Je frappe en entrant,est ce vase plein de lait, doux symbolede l’hospitalité que le riche et le pauvredestinent aux voyageurs. II s’assied, il