Band 
Tome quatrième.
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83 I.ES EEMIVIES.

vous croyez entendre que les eaux s’é-chappent avec trop de bruit sous le feuil-lage , le sommeil de l’étranger peut enêtre interrompu : vous vous penchezavec effort sur le bord du ruisseau, vosmains bienfaisantes dérangent une pierrequi fait obstacle à la rapidité des eaux.Le silence augmente ; on n’entend plusqu’un murmure faible et sourd , plusfait pour prolonger le sommeil que pouren troubler son charme et sa durée. Zu-nilda jouit du repos qu’elle procure;mais le feuillage frémit et s’écarte , legazon cède sous des pas agiles ; c’estElerz qui paraît. Comme les âmes dedeux amans se devinent en un moment!comme ils se félicitent des soins qu’ilsvont donner à l’étranger que le hasardleur amène ! Déjà , dans les bras l’un del’autre , ils regardent Florvel, et s’en-tendent sans se parler... Zunilda , parun regard, semble demander à son amantsi elle n’a rien oublié, si tous les besoins