122 LES FEMMES.
Toute la plaine est peuplée par leslia-bitans du bourg et des villages environ-nans. Mille groupes différens s’offrentaux yeux. Les uns , assis aux pieds desarbres , font un repas auquel la gaietépréside ; sur leur tête , des enfans stjouant dans les branches , cueillent desfruits , et les jettent aux convives, qui»disputent d’adresse pour les saisir lespremiers. Plus loin, de jeunes filles»livrent au plaisir de la course : la rapi-dité de leurs pas, la légèreté de leurshabits qui voltigent, tout se réunit pourdessiner un joli tableau. Ici, des jeunesgens tirent de l’arc, des groupes nom-breux fixent leurs regards sur le pris:d’autres accourent avec empressement,dans la crainte dene pas arriver avantkdépart de la flèche rapide. Près du bu!est le char des moissons, oisif le jourdfla fête. Tout est livré par la confiancesla bonne foi publique. Cette utile voi-ture portait hier les trésors de la terre j