Band 
Tome quatrième.
Seite
192
JPEG-Download
 

LES FEMMES.

s 92

une jeune personne, soumise aux loisd’un respect profond pour sa mère, pen-sait long-temps par elle, avant d’oseravoir une opinion. Aujourd’hui, non-seulement elle en adopte une, ayant qued’en avoir le droit, mais elle l’énonceet la discute avec scandale contre sespaïens. Cette dangereuse liberté s’étendsur l’action la plus importante de la vie,sur le choix d’un époux. Je suis loind’approuver la coutume absurde que l’ona trop suivie , de marier une fille en con-sultant plus l’intérêt des convenancesque celui de son cœur; mais l’excèscontraire n’est-il pas aussi dangereux?Lorsqu’un consentement mutuel de lafille et de ses parens forme une unionaussi sacrée , elle est raisonnable et doitréussir ; mais faut-il que son choix soitfait sans l’approbation de sa famille,combien de nœuds dès lors mal assortis!Malheureusement le cœur se trompetrop souvent. Que d’exemples on en