Buch 
De la défense des places fortes / par Carnot
Entstehung
Seite
XXVI
JPEG-Download
 

xxvj DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

et le long des capitales,en attendant que lennemi sap-proche assez pour se trouver sous la portée de sespierriers casemates, cest-à-dire, sur le glacis même dela place. Alors si cet ennemi se présente en force,lassiégé met en jeu tous les pierriers et laccable deprojectiles, sans que les coups de lassiégeant puissenttomber sur qui que ce soit de la place, sinon par unhasard quon ne saurait prévoir.

Si au contraire lassiégeant se borne à pousser destêtes de sape , dans lesquelles il y ait seulement quel-ques travailleurs 5 on forme une multitude de petitsdétachemens, qui partantà limproviste, pendant quonsuspend laction des pierriers, marchent rapidementsur les têtes de sape, tuent les travailleurs, culbutentleurs tranchées, et sont revenus avant que lennemi,dont le système supposé alors , est de se tenir hors dela portée des feux verticaux,ait pu venir au secours deces travailleurs. Telle est la marche prescrite à lassiégé^depuis le commencement du siège jusquà la fin.

Je demande maintenant, laquelle de ces deuxméthodes est la plus sûre pour les défenseurs et laplus meurtrière pour lassiégeant? Il ne faut pas êtrebien savant pour répondre à cette question.

Sans doute il.faut de la valeur et de lindustrietout ensemble, pour conduire une défense telle queje viens de la proposer $ il faut de la valeur pour