DISCOURS PRÉLIMINAIRE. xxxj
doit être enlevée sur-le-champ d’un coup de main par lagarnison $ et si elle l’est, elle sera écrasée ainsi que le dé-tachement qui la soudent, par les feux verticaux sansnombre, qui doivent être blindés ou casemates derrièrele parapet du retranchement. C’est la brèche au corps deplace qui doit être défendue h toute extrémité, en la dé-fendant ainsi, on empêchera qu’il n’en soit fait une auretranchement, et le salut des habitans ne sera jamaiscompromis. En posant donc en principe que la place nedoit point se rendre, on ne fait qu’imposer aux comman-dans l’obligation de la défendre avec toute la bravouredont ils sont capables, et avec tous les moyensd’industriedont ils ont pu acquérir la connaissance, par une cons-tante application à desdevoirs d’une si haute importance.
U serait trop long de faire voir ici, combien sousdivers autres rapports, le nouveau système de défense^épargne de rigueurs et de dévastations gratuites. J’ob-serverai seulement, comme ce qu’il y a de plus remar-quable h cet égard, que, comme il concentre toute ladéfense sur le glacis même, il n’exige plus ni le rase-ment des maisons qui sont au-dela sous le canon dela place, ni l’incendie des faubourgs ; que l’expulsionmême des bouches appelées inutiles, n’est plus unec hose qui doive paraître indispensable,d’après le mode(1 approvisionnement qui dérive des principes géné-raux établis.