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1 (1841) Campagnes de 1788, 1789, 1790, 1791, 1792 et 1793 / par Jomini
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LIVRE I, CUAP. I.

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r . 6 S ra nd roi termina, le 17 août 1786, sa glo- 1

de 6 Carrère. LEurope était en paix. Une alliance

P r, nces allemands, conclue en 178S, semblaitdevoir 1 ? 7

e Ul assilI 'er quelques années de repos, lors-

^ es doubles de Hollande et ceux de France tinrent

renverser toutes ces espérances.

1Sl * ne faut pas anticiper sur les événements!v ®nons à la situation du Nord.

Angleterre, mécontente de la neutralité arméeP 0e lainée en 1780, et des entraves que la Russie Citait à son commerce dans la Baltique par son* ra ité avec la France , ou redoutant peut-être lin-e nce qu u ne telle puissance pourrait exercer un^ 0lJr s nr les mers et sur le continent, employaitj ÜS ^ es moyens pour arrêter limpulsion que luip tltla it Catherine, et les projets de son ministre°lemkin. La Prusse suivait la même politique,au tant p ar i e sen timent de ses convenances que1 ar 1 influence des guinées anglaises.

^ Autriche , entraînée par les projets de Joseph,, sava 't trop à quel système il lui convenait dearr êter ; en attendant, elle ne calculait que lesanta Ses du moment et sapprêtait à faire la guerre|'° Ur Soigner le croissant de ses frontières et pourre P l 'cndrela Servie.

Les entrevues de Joseph et de Catherine, et cefrnieux voyage en Tauride, neurent, au moins sui-t'ant les apparences, dautre but que la Turquie .Ses vues sur la Pologne ne parurent pas encore sé-tendre jusquà un partage absolu.

La France se trouvait dans les convulsions quis °nt les avant-coureurs dune grande révolution ;®tle était peu disposée à entreprendre des guerresA°nt elle ne calculait que le mal momentané, sans8nquiéter du mal plus grand quelles auraient puéviter.

Les Polonais, affaiblis par le premier démembre-m °nt, ma -, s éclairés sur les dangers qui menaçaient* Cür patrie , étaient généralement daccord pour8 ï soustraire, et non sur les moyens d y parvenir.

depuis plusieurs années la république avait''prouvé toutes les horreurs des guerres civiles etétrangères. Les troupes russes appelées par un partiétaient restées dans le pays, et dominaient à Va-s °vie.Enfm le roi Stanislas laissait à lambassadeurUsse le soin de gouverner son royaume.

Ac ne pourrais, sans passer les bornes que je me

suis imposées, retracer les vices dorganisation in-térieure qui ont causé si longtemps les malheursde la nation polonaise, en divisant et paralysantles efforts quelle a souvent faits pour reprendre lerang quelle occupait parmi les nations du premierordre dans le 15° siècle. Tout le monde sait quele système de la féodalité la plus servile pesaitalors sur ces peuples. Le sort, les propriétés, lhon-neur de la Pologne étaient remis entre les mainsde vingt familles dominantes, et de quelques milliersde familles nobles, moins riches, moins puissantesque les premières , mais qui se craignaient entreelles, et appelaient liberté le droit de nôtre gou-vernées par personne, ou de lêtre selon les capriceset les intérêts particuliers de chaque coterie.

Les malheurs prolongés de leur patrie, lanarchiequi la désolait et laffaiblissait, firent sentir un peutard à tous les Polonais éclairés, que le systèmedune monarchie élective, qui flatte lamour-propredes hommes, est peu daccord avec leurs passions,bien moins encore avec leurs intérêts. La positionde ce pays entouré dennemis redoutables par leurpuissance (1), et dont quelques-uns létaient plusencore par leur politique et leur adresse à profiterde linertie du gouvernement, suffisait seule pourassurer sa perle sous un ordre de chose pareil.

Le premier partage, et le danger dêtre entiè-ement subjugués, éclairèrent tous les partis, etles décidèrent à réformer ces abus qui, malgré leurdévouement et leurs efforts, les menaçaient duneruine certaine. Les choses en étaient cependant àun tel point, que cette réforme devenait presque im-possible , puisque la constitution quil fallait ren-verser, était celle- même que les puissances en-ahissantes avaient donnée au pays, et qu elles'étaient engagées de maintenir à force ouverte. Onne devait pas trouver moins dobstacles non plusdans linfluence de la czarinc, sur lesprit faiblede Stanislas et dune partie des grands du royaume.

La réforme des lois, à Varsovie , ne pouvant doncsopérer quavec la sanction ducabinet de Saint- Pétersbourg , il fallait renoncer à toute autre voiequà celle des armes; et on ne pouvait se flatter deréussir quen profitant dun moment favorable

(i ) La Russie , f Autriche , la Iiussc, la Turquie .