LIVRE I, CUAP. I.
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r . 6 S ra nd roi termina, le 17 août 1786, sa glo- 1
de 6 Carr ‘ère. L’Europe était en paix. Une alliance
P r, nces allemands, conclue en 178S, semblaitdevoir 1 • ? 7
e Ul assilI 'er quelques années de repos, lors-
^ es doubles de Hollande et ceux de France tinrent
renverser toutes ces espérances.
1Sl * ne faut pas anticiper sur les événements!v ®nons à la situation du Nord.
Angleterre, mécontente de la neutralité arméeP 0e lainée en 1780, et des entraves que la Russie Citait à son commerce dans la Baltique par son* ra ité avec la France , ou redoutant peut-être l’in-e nce qu’ u ne telle puissance pourrait exercer un^ 0lJr s nr les mers et sur le continent, employaitj ÜS ^ es moyens pour arrêter l’impulsion que luip tltla it Catherine, et les projets de son ministre°lemkin. La Prusse suivait la même politique,au tant p ar i e sen timent de ses convenances que1 ar 1 influence des guinées anglaises.
^ Autriche , entraînée par les projets de Joseph,, sava 't trop à quel système il lui convenait dearr êter ; en attendant, elle ne calculait que lesanta Ses du moment et s’apprêtait à faire la guerre|'° Ur Soigner le croissant de ses frontières et pourre P l 'cndrela Servie.
Les entrevues de Joseph et de Catherine, et cefrnieux voyage en Tauride, n’eurent, au moins sui-t'ant les apparences, d’autre but que la Turquie .Ses vues sur la Pologne ne parurent pas encore s’é-tendre jusqu’à un partage absolu.
La France se trouvait dans les convulsions quis °nt les avant-coureurs d’une grande révolution ;®tle était peu disposée à entreprendre des guerresA°nt elle ne calculait que le mal momentané, sans8 ‘nquiéter du mal plus grand qu’elles auraient puéviter.
Les Polonais, affaiblis par le premier démembre-m °nt, ma -, s éclairés sur les dangers qui menaçaient* Cür patrie , étaient généralement d’accord pour8 ï soustraire, et non sur les moyens d y parvenir.
depuis plusieurs années la république avait''prouvé toutes les horreurs des guerres civiles etétrangères. Les troupes russes appelées par un partiétaient restées dans le pays, et dominaient à Va-s °vie.Enfm le roi Stanislas laissait à l’ambassadeurUsse le soin de gouverner son royaume.
Ac ne pourrais, sans passer les bornes que je me
suis imposées, retracer les vices d’organisation in-térieure qui ont causé si longtemps les malheursde la nation polonaise, en divisant et paralysantles efforts qu’elle a souvent faits pour reprendre lerang qu’elle occupait parmi les nations du premierordre dans le 15° siècle. Tout le monde sait quele système de la féodalité la plus servile pesaitalors sur ces peuples. Le sort, les propriétés, l’hon-neur de la Pologne étaient remis entre les mainsde vingt familles dominantes, et de quelques milliersde familles nobles, moins riches, moins puissantesque les premières , mais qui se craignaient entreelles, et appelaient liberté le droit de n’ôtre gou-vernées par personne, ou de l’être selon les capriceset les intérêts particuliers de chaque coterie.
Les malheurs prolongés de leur patrie, l’anarchiequi la désolait et l’affaiblissait, firent sentir un peutard à tous les Polonais éclairés, que le systèmed’une monarchie élective, qui flatte l’amour-propredes hommes, est peu d’accord avec leurs passions,bien moins encore avec leurs intérêts. La positionde ce pays entouré d’ennemis redoutables par leurpuissance (1), et dont quelques-uns l’étaient plusencore par leur politique et leur adresse à profiterde l’inertie du gouvernement, suffisait seule pourassurer sa perle sous un ordre de chose pareil.
Le premier partage, et le danger d’être entiè-ement subjugués, éclairèrent tous les partis, etles décidèrent à réformer ces abus qui, malgré leurdévouement et leurs efforts, les menaçaient d’uneruine certaine. Les choses en étaient cependant àun tel point, que cette réforme devenait presque im-possible , puisque la constitution qu’il fallait ren-verser, était celle-là même que les puissances en-ahissantes avaient donnée au pays, et qu elles'étaient engagées de maintenir à force ouverte. Onne devait pas trouver moins d’obstacles non plusdans l’influence de la czarinc, sur l’esprit faiblede Stanislas et d’une partie des grands du royaume.
La réforme des lois, à Varsovie , ne pouvant doncs’opérer qu’avec la sanction du”cabinet de Saint- Pétersbourg , il fallait renoncer à toute autre voiequ’à celle des armes; et on ne pouvait se flatter deréussir qu’en profitant d’un moment favorable où