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1 (1841) Campagnes de 1788, 1789, 1790, 1791, 1792 et 1793 / par Jomini
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LIVRE I, CTI AP. II.

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Mer

Polo

"''MrT »ut V]

ses troupes aux frontières de Russie . La diète'naise détermina aussi le secours adonner à ceses musulmans que Sobieski avait vaincus de-

de

enne cent ans auparavant. La Suède sarma

n °Uveau, et tout annonça quun orage, plusque le premier, allait bientôt éclater sur la

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Ussie, et bouleverser tout lOrient.

17!

Catln

erine, qui avait cru pouvoir résister, en

^ . avec lalliance des Autrichiens, ne jugea pas

^ e '°>e conjurer seule cette tempête plus alarmante.' s succès de ses armées achetés par des flots dean o5 les avaient dailleurs presque autant affaiblies'M e des défaites. Au moment lEurope sy atten-daiti elades

re mettre des notes très-pacifiques à toutes lesc «Ur s ,

PréliPlus'Piil

; moins, ses partisans tremblaient pour clic,Ozarine sut prendre un parti décisif; profitantouvertures de médiation de lAngleterre, elle

et Repnin conclut en effet, à Galatz , des'minaires avec les Turcs, qui, au moment le

eritique, furent fort surpris de recouvrer pluss u avaient osé demander, et den être quittes

P°Ur l a

cession du petit district dOczacow, con-

ree par le traité définitif de Jassy (janvierl792).^olle fut la fin dune guerre dont lintérêt dis-fl 31 *- maintenant à nos yeux par limportance dee flui devait bientôt embraser lOccident ,

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le tous les trônes en péril, occuper et agiterf l"atre parties du monde.

'> dœil

CHAPITRE II.

sur les causes et les premiers événements dela révolution.

,. xt ° Ul 'I n 'éscnlcr le tableau complet de ces scènes"ordinaires, il faudrait un talent que nous""es loin de posséder.

Ie projet est dindiquer seulement les cata-s Prmcipalcs qui signalèrent la chute de1 , . ^ Uc monarchie française, afin que nos lecteursauaciicr les opérations des armées, avec

ce

flui sc

i' are r desMurs

De

passait dans lintérieur, et de ne pas-

faits

f pn se lient essentiellement par

combinaisons comme par leurs résultats,ce mains plus habiles que nous, Ségo

Lacretelle et Bertrand de Molleville , ont déjà es-quissé de main de maître, les traits principaux deces événements. Si leurs raisonnements diffèrentquelquefois entre eux, sils sc sont ressentis de leursituation personnelle et de linfluence de lesprit dutemps, on ne peut sc dissimuler , néanmoins , lesdroits que ces historiens ont acquis à lestime dela postérité, et le lecteur éclairé saura trouver,entre leurs assertions, le terme moyen convenable,pour asseoir ses jugements.

Avant de procéder à cet examen, il ne sera pasinutile dindiquer les principes qui nous servirontde guides ; sils nous mettent en butte aux critiquesde tous les partis, ce sera une preuve quils sontdépouillés dexagération.

Nous respectons ces doctrines de vraie libertéqui sont si propres à élever le cœur de lhomme,mais qui ont si souvent égaré sa tète. Nous esti-mons ces citoyens de toutes les conditions qui,animés par ces brillantes théories, ont voulu fairele bonheur et la gloire de leur pays en les y propa-geant. Nous sommes même convaincu, que, si unpeuple pouvait sisoler des autres, lapplication deces dogmes deviendrait pour lui un besoin préfé-rable au repos et à la prospérité intérieure. Maisnous pensons aussi que, dans le labyrinthe politique lEurope semble jetée depuis le règne de Charles- Quint , un Etat doit conserver toute sa force,non-seulement pour faire face aux ennemis exté-rieurs , mais encore pour ne pas les exciter, par desdiscordes intestines, à intervenir dans des intérêtsqui devraient leur être étrangers. Une administra-tion vigoureuse dans ses formes, limitée par untrès-petit nombre de principes fondamentaux, maiscomposée dhommes généreux et libéraux, paraîtdonc la seule qui garantisse lordre au dedans, laconsidération et la force au dehors, lindépendanceenvers et contre tous. Une telle administration loindêtre incompatible avec les maximes de libertécivile et dégalité en droils politiques, seules théo-ries de gouvernement que la raison doive admet-tre , pourrait être regardée comme la meilleuregarantie de ces droits précieux.

Si les discussion à la tribune contribuent au per-fectionnement de ladministration publique, quandles législateurs sont animés dun grand dévouementnational, elles semblent dautant plus nuisibles et