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Tome premier.
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LIV
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tiv 1 V I E D E M.

fia dune pension de trois milleIí-;

4'res. (h)

(h) Après la conquête de Bouchain, leRoi reprit le chemin de Vcriailles , tandisque le Maréchal d’Humieres se rendoit maîtred’Aire & de Bourbourg , & que le Maré-chal de Schomberg faisoit lever le Siège daMastrick au Prince d’Orange. Ce Siège duradepuis le 7. Juillet, que le Prince se renditdevant la Place , jufqu’à la fin d’Août, qu’ilfut levé ; c’est-à-dire environ deux mois. Sipareil accident étoit- arrivé à quelqu’un desGénéraux François , l’Historien réfugié n’au-roit pas manqué d’étaler en cette occasiontoute fa Réthorique, pour exagerer son désa-vantage. Mais parce que c’étoit M. le Prince.d'Orange, l’Idole de tous les Réfugiés, quifaisoit ce Siège, on passe légèrement fur cetendroit, & on fe contente de rejettes fut MM.les Etats le mauvais succès de cette entre-prise. il falloir que cet Ecrivain eût fensible-menteonfondu les objets , lorfqu’il travail-loit à son Histoire de Louis XIV. Selon luila perte des Places les plus considérables, ladéroute d’une Armée entière ne coûtoientrien aux Alliés. Leurs Généraux étoient pres-que toujours battus ; ils échoiioient le plusíouvent dans leurs entreprises. 11 l’avoué,parce qu’il n’a pas le front d’en disconvenir.Cependant il nous les reprefente toujourstriomphans. Le Roi au contraire étoit con-fondu & épujfé, dès qu’il avoir perdu deuxou trois mille hommes. L’Auteur réfugién’écrivoit fans doute que pour les Bourgeoisd’Amsterdam, & il n’efperoit pas que la pos-térité d<?Yint jamais juge de son ouvrage,