CÌV V I E D E M.
Ce fut pendant cette Caïnspagne ) quaïant été chargé dedéfendre le Spireback , il soutintavec un petit Corps d’Infanterie,
Campagnes, à la tête des plus belles Armées,comptai>' A peine deux ou trois actions d’éclatqui lui aient réussi. M. le Prince d’Orangen’auroit - il point eu réellement tous ct»grands talens , que ces Panégyristes lui ontattribué, & feroit- il redevable à la flateriede la réputation qu’on a prétendu lui donnerdans l’Histoire ? ou bien est - ce que l’étoiledes plus grands hommes feroit soumise elle-mémeà quelque astre dominant, capable dsdétruire par son ascendant ses influences lesplus favorables ? Quoiqu’il en soit, on nepeut disconvenir que le destin de Guillaumede Nassau ne fíit obligé de céder, toutes lesfois qtsil se trouvoit en compromis avec ,celui de Louis XIV. Ce Général des Alliésse voioit en Flandres à ' la tête d’une Arméede cent mille hommes, capable d’exécutes |les plus grands desseins. Dans ces circonf- ,tances le Roi entreprend le Siège de Na- ^mur, la ^>Ius forte place des Pais-Has Es-pagnols , a la vue de cette Armée Ennemie;
& en dépit de ces nombreux Bataillons, mal-gré les obstacles de la saison , ce Prince o-biige Namur à capituler , après un mois deTranchée ouverte. Depuis le départ du Roi,le Prince d Orange ne fut pas plus heureuxcontreM.de Luxembourg. Son génie-étoitencore soumis à celui de ce grand Homme