ï i S Mémoires
France à son mari , & le fit préfe'reí*à plusieurs Lieutenans Générauxplus anciens que lui , & qui par cequ’ils ont paru depuis , méritoiencmieux cette dignité que lui.
Ainsi l’on peut dire que de ces troishommes destinés par ìeur dignité aucommandement des Armées , il n’yen avoit qu’un qui en fût effective-ment digne.
Dans la guerre qui commença enï 672. & qui dura jusqu’en 1679. lesintérêts particuliers du Ministre &de la Maîtresse , ont souvent dansle choix des Généraux & des com-mandemens, prévalu fur l’intérêt deJ’Etat.
M. le Prince qui ctoit goûteux,malgré ses incommodités , n’a paslaissé de servir quelques Campagnespour prendre le tems de substituerM. le Duc son sils au commande-ment des Armées. Ce qu’ii croioitpouvoir faire d autant plus facile-ment , que par la mort du Maré-chal de Turenne, il se voioit fanscontredit le premier Capitainequ’eût la France-
II se trompa pourtant ; car on