54 Mémoiresavoit réussi , il jugea que nous ité-rions pas dans la volonté détermi-née de l’aller chercher pour le com-battre , & qu’ainsi pussqu’il voïoiíque nous nous retranchions , lesTroupes qu’il avoit laissées fousTournai auroient le tems d’arriverà son Armée, après quoi il íeroit enétat de se conduire librement, sui-vant ce qui lui convìendroit.
J’ai dit ci-dessus pourquoi notredisposition étoit mau vaise, par rap-port au terrain que nous occupions.II faut examiner à présent pourquoielle étoit vicieuse , par rapport àcelui qui étoit occupé par nos En-nemis.
Nous leur avions laissé occuperun front plus étendu que le nôtre,& par conséquent ils pouvoient ennous attaquant, déborder notre front& l’embrasser.
Les bois de Blangies ne font passi unis du côté où étoient les Enne-mis , qu’ils n’avancent plusieurs lan-gues dans la plaine ; & par consé-quent les mouvemens que l’Ennemîpouvoic faire en-delà de la languedes bois j où nous avions abouti