L20 MEMOIRES
■le terrain que j’avois reconnu.
J’attaquai l’ouvrage par les cin^endroits, où je jugeois ie fond bon :je ne me trompai pas. Le fossé futpassé par cet endroit de fable, Pou-vrage emporté , & mon logementfait fur les deux demi-baflions del’ouvrage à corne , en moins dedeux heures. De maniéré qu’il futimpossible aux Assiégés de pouvoirtenter d’y revenir , jparce qu il íavoit de l’eau dans le fossé de la Pla*ce , & que cet ouvrage qui couvroi*la porte de la Ville, voioit le Pont'levis, qui n’auroit pû être abaisse?fans que les gens qui auroient voU'lu sortir , ne fussent fous le feu desíogemens.
Je n,e rapporte cet exemple du*ne action qui m’est personnelle, q uepour prouver, que dans la plûpa rCdes choses que l’on entreprend à **Guerre , on en doit presque top'jours le succès heureux à la parss lteconnoissance de la nature de 1treprife, .& à la bonne difposit IOI?dans laquelle on fe met pour entre*prendre,
‘ Car si je n’avois pas fait attention