Mémoires
du Siège a été trop grande pour laGarnison , qui a d’abord été parta-gée en deux par vingt-quatre heu-res. Ce tems est trop long. J’en aidit la raison dans mes Mémoires.
La moitié des Troupes étoit dansles dehors, & l’a utre moitié fur lesremparts, & au travail ; de forte quecontre les régies de mon dispositif»la Garnison n’a jamais eu de vérita-ble repos, & n’a point trouvé untems exempt de fatigue j ce quej’assure être absolument nécessaireà l’Officier & au Soldat, pour leconserver plus long-tems en santé,& en état de servir à la défense dela Place.
Le peuple de Lille étoit nom-breux & affectionné. Cependant onn’en a tiré aucun service pour le sou-lagement de la Garnison , ni mêmepour la conservation de la Place.
On a dit que M. le Maréchal deBoufflers manquoit de vivres versla fin du Siège, & même qu’il n’epavoir pix retirer dans la Citadelleune quantité suffisante, pour la Gar-nison qui s’y étoit renfermée. Celaest vrai ; mais la faute n’en peuc