14 Traité de l’Attaque ;
que Pennemi profitera de toutes les cir-constances favorables pour nuire à fou :adversaire ; & il peut résulter des acci- :dens très-fâcheux de la confiance qu’onaura fondée fur fa mollesse ou fa timi-dité.
II feroit très-utile d’avoir des tablesgénérales où l’on trouvât des états biencirconstanciés de toutes les différentes •efpeces de munitions nécessaires pour ;l’attaque des Places de guerre, relative- íment à leur fortification & à leur gar- :ni son. ì
Elles ferviroient à apprécier, au moins [à peu près, ce qu’il en faudroit pour |les différons Sieges. Mais ces tables de- ;vroient être raisonnées; c’est-à-dire, ;par exemple, que supposant qu’un Siégé Iait une ou deux attaques , & détermi- :nant le front des ouvrages de chaque at- jtaque, on réglerait le nombre de trou- jpes qu’il faudroit journellement dans lestranchées pour s’oppofer aux entrepri- ;ses de la garnison , & pour s’emparer de ;chaque ouvrage dont on feroit l’atta- ;que. On y réglerait auíìî le nombre de ■canons & de mortiers nécessaires pour ;faire taire le feu de la Place, Lc ruinerfes défenses. De-là on évaluerait assezsensiblement la consommation des mu-