1 6 Traité de T Attaque.
Evrard prétendoit que la force d’unhomme renfermé dans une Place forti-fiée , peut égaler à peu près celle de dixqui l’attaquent ; c’est-à-dire , par exem-ple, que pour faire le Siégé d’une Placeoii il y a mille hommes de garnison , ilsaut y employer dix mille hommes, òcque si la garnison est: de dix mille hom-mes, il en faut cent mille pour les as-siéger.
Ce rapport peut être suffisant pourPatraque d’une petite Place où il n’y aque mille hommes de garnison, sur toutsi l’on n’a point lieu de craindre quel’ennemi vienne en force pour faire le-ver le Siégé ; mais dix mille hommes neseroient pas suffisans, s’il falloir fe pré-cautionner contre les attaques de l’en-nemi extérieur. D’ailieurs une ville oùil y a dix mille hommes de garnison,n’a pas besoin d’une armée de cent millehommes pour être réduite, ni d’une dedeux cens mille s’il y en a une de vingten garnison. C’est pourquoi cette régléd 'Errard ne peut guere s’appliquer qu’auxvilles où il y a peu de garnison.
Ce qui peut donner quelques notionsfur ces objets, c’est la force de la gar-nison , le nombre des ouvrages de la Pla-ce , Sc la nature des obstacles qu’on doit
éprouver