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2 (1762) Traité de l'attaque des places / par M. Le Blond
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des Places. 59

côté extérieur du parapet de la ligne decirconvallation (a).

Du point R , on élèvera R S , perpen-diculaire à OR ou parallèle a ON. Onfera Q R égale à OP,&on tirera Q S »que l’on prolongera par-delà S de trois ouquatre pieds jusqu’en Y, après quoi l’onprendra S X de íìx pieds ; tirant ensuite

( a ) II est évident que moins l’eícarpe L P a de pente , &moins l’ennemi a de facilité à la franchir. II est difficile dedonner des réglés certaines ou invariables sor ce íujet, parcsque le talud de l’efcarpe doit être relatif à la nature desterres du retranchement. Lorsque les terres sont sabloneu-íès, le talud de l’eícarpe doit- être égal à la hauteur desterres, c’est-à-dire , qu il doit avoir pied pour pied. Maisquand les terres sont fortes, les deux tiers de la hauteursont suffisans pour ce talud. Comme la contrestarpe n’apoint d’clevarion de terre á soutenir ou du moins très-peu ,on ne risque rien , dit M. de Clairac , de í’eícarper autantqu’il est possible , íur-tout quand l’ouvrage ne doit pas du-rer long-tems. Lorsque le fossé est plein d'eau , il saut aug-menter le talud de la contrescarpe & celui de l’escarpe, pourprévenir les dégradations.

Lorsque le parapet a neuf ou dix pieds d’élevation , ouque les terres sont légeres ou fans cervelle , comme on ledir ordinairement en termes de Terrassier, il est à proposde pratiquer une berme au pied extérieur du parapet auniveau des terres de la campagne. Sa largeur dépend deIclevatioti des terres qu’elle doit soutenir. On doit lui don-ner la moindre largeur qu’il est possible , afin que les en-nemis ne puilîènt pas s’y tenir & reprendre haleine. Si leretranchement est formé de terres íàbloneufes qui fe déta-chent aisément, M. le Marquis de Santa-Crux propoíë derevêtir l’escarpe de fascines plutôt que lui donner beaucoupde talud, & de faire une berme trop large. On peut fixeríà largeur à deux ou trois pieds au plus.