Buch 
2 (1762) Traité de l'attaque des places / par M. Le Blond
Seite
65
JPEG-Download
 

des Places. 6 y

» Ainíì pour faire une ligne celle que cellev> dont il s’agit dans le moins de tems qu’il„ est: possible , il faut compter vingt ou-,, vriers par toise courante.

Il fuit de ce que nous venons de dire ,que lorfqu’on fait quel est le contour deslignes, on fait auíìi le nombre d’ouvriersqu’il y faut employer, en comptant vingtouvriers pour chaque toise de longueur.II est clair que lorfqu’on n’a pas allez demonde pour en mettre une auíìi grandequantité à chaque toise d’ouvrage, le tra-vail en est plus long, ík. qu’il est d’autantplus court que l’on approche du nombrede vingt.

Les travailleurs qu’on emploie à la cons-truction des lignes font ordinairement despaysans commandés pour cela des envi-rons , auxquels on doit, scion M. de Fdu~ban , donner k pain double , c’est-à-dire ,une ration une fois plus forte que celledu soldat. II n’est point d’usage de leurdonner aucune autre chose.

Lorfqu’on ne peut point avoir de pay-sans pour le travail des lignes , on y em-ploie les troupes de l’armée ; nul n’estexempt de ce travail, la Cavalerie ôol’In-fanterie y servent également.

Nous avons supposé jufqu’ici que la cir-convallation étoit régulière ; mais quandTome II. E