9 8 Traité de T Attaque
fossé à 20 ou 25 toises de la ligne, biendéfendu dans toutes ses parties, & que ti-tre ce fossé & celui de la ligne il y aitdes puits comme il y en avoit à Philisbourg11 faudroit de plus des redoutes déta-chées en avant des lignes , particulière-ment vis à-vis les endroits ou il y auroitdes forts , asm de rendre ces lieux plusinaccessibles à l’ennemi. Elles doivent êtrefous la portée du fusil du parapet des li-gnes, qui doit en flanquer tous les côtés,a &í présenter, comme le dit M. le Mar-33 quis de Santa Crux , le plus petit angle-> ou la plus petite ligne droite qu'il est» possible au parapet de la ligne, afin que33 si les ennemis viennent à s’en rendre53 maîtres , ils ne puiíîent pas de-là faire33 un grand feu contre la ligne.
On peut aussi joindre ou attacher desredoutes aux lignes, disposées comme 1 aredoute  ( PI. IV. fig. 4. ). Ces ouvra-it celle des bastions ; mais cet inconvénient est ici bienmoins considérable qu’il ne le feroit dans les Places,acause du peu de hauteur du parapet ■ car comme dans l’at-taque des lignes on ne (e borne pas à celle d’un seul redan011 d’nn seul front, mais qu'on en embraílè plusieurs,lesparties attaquées ne font guere alors , comme le dit M. deChirac , en état de donner du secours ou de la protectionaux autres , chacun étant alors trop occupé de fa propttdéfense pour songer à celle d’autrui. D’où il fuit que ces pla-tes-formes circulaires sont capables de faire alors la mêmedéfense que les redans & les bastions , & qu’elles font a-,jeu-près dans íe même cas, à cet égard seulement.