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pour remédier de bonne heure aux incon-véniens qui peuvent en arriver.
Quelle que soit l’importance de ces ob-servations &c la facilité de les faire, ellesfont néanmoins souvent négligées. Onpourroit en citer plusieurs exemples , onse contentera de celui du siégé de Philis-bourg en 1734. Voye^ la Planche III.
Le parc d’artillerie placé au bord duRhin 'se trouva submergé en une seulenuit par le débordement de ce fleuve.
Ce même débordement inonda presqueentierement tous les travaux. Ce que lestroupes souffrirent à cette occasion sit pé-rir beaucoup de monde l’hyver suivantpar les maladies contractées à ce siégé.
On doit conclure de cet exemple quedans une entreprise aussi sérieuse que celled’un siégé, il ne faut rien négliger pourse procurer toutes les connoiiïances pos-sibles fur la nature du terrein où l’on veutconduire les attaques & fur les accidensou les circonstances qui peuvent arriver,soit par des causes naturelles , comme lefont les débordemens des rivières , soitpar les défenses particulières que le terreinpeut fournir à l’industrie de l’ennemi.
Lorsqu’tl y a des rivières qui commu-niquent dans les sosies de la Place, il fautexaminer s’il est possible de pratiquer des