14 6 Traitê de l*Attaque
fois fur les communes très-avantageufement ;c’eft pourquoi on ne doit pas hésiter de ksjaire valoir.
Des considérations à-peu-près sembla-bles déterminèrent le Prince Eugene à at-taquer Lille en 1708 par le côté de la portede la Madeleine qui étoit le plus fort. Levoisinage de la chauffée de Menin par oùarrivoient commodément l’artillerie & lesmunitions en fut le motif. M. de Feuquìi-re trouve que cette circonstance né toitpas suffisante pour justifier le mauvaischoix de cette attaque. II en résulta unemauvaise conduite dans les tranchées quel’ennemi fit ouvrir à la droite Sc à la gau-che de la Deule. Ces deux attaques , sépa-rées par cette ri viere, ne pouvoient se com-muniquer que par des ponts , ce qui auroitpu avoir de grands inconvéniens si l’oaavoit voulu , dit ce célébré Auteur , se pré-valoir de cette faute.
Lorsque le choix des attaques n’est pointdéterminé par des raisons de convenan-ce, on s’applique à découvrir les frontsles plus foibles de la Place ; mais il n’estpas auffi aisé d’y parvenir qu’on pourroitpeut-être le penser.
Qu’on salle attention que tout Ingé-nieur qui fortifie une Place a dessein dela rendre également forte par-tout; car