148 Traité de T Attaque
qu’on puisse décider facilement & fors \la hâte , quel est le front le plus foibled’une Place fortifiée ? On peut assurerque très - peu de gens font en état de lefaire , Sc qu’on n’y réussit auíîi que très*ra-rement (a). Si l’on ne découvre pas ton- ;jours les fautes qui fe commettent â cet !égard , c'est qu’elles ne font pas de natureà être remarquées de tout le monde. Parcette raison on les reprocjae rarement àceux qui les commettent. On admet lerapport qu’ils font de l’état de la Place,& l’on en détermine les attaques suivantleurs idées particulières. Si nul obstaclene s’oppose à la fuite & aux progrès da jíìege , on ignore assez généralement si la 1Place a été attaquée par l’endroit le plusfoible ; elle fe prend également un peuplutôt ou un peu plus tard ; mais lorfqn’onfe trouve obligé de lever un siégé , il n’estpas rare d’entendre blâmer le choix des
ì
( a ) Suivant M. le Marquis de Santa-Crux , il est rare !qu’on attaque une Place par le front le plus foible. Ilcroit !que cela peut provenir de ce que l’Ingénieur qui diri- jge le siégé íè fait souvent un mérite de ne pas suivre l’o*-pinson des autres Ingénieurs & des Officiers de son armée iqui auroient antérieurement servi aux attaques de la mêmePlace. II observe que dans les quatre derniers sieges ieBat- .celonne les attaques surent toujotirs différentes , quoique lesfortifications fussent les mêmes , & que les Ingénieurs des jarmées assiégeantes fuífeot très - habiles. Réflexions milit, jtom. 10 s chap. 1$.