i j o Traité de T Attaque
par J'endroit ie plus foible , l’opération estmoins longue ; l’on perd moins de monde,ÒC l’on consommé moins de munitions.
Les différentes pieces de fortification& leur plus ou moms de défense , font engénéral ce qui peut faire juger de la forcedu front d’une Place. Moins il y a d’ou-vrages à attaquer pour parvenir au corpsde la Place, fie plus l’accès doit en êtrefacile : c’est par cette considération qu’ondétermine ordinairement le côté qu’ondoit attaquer ; il y a néanmoins plusieurscirconstances qui peuvent engager à seconduire autrement.
S’il y a, par exemple, plusieurs grandsdehors, tels que les ouvrages à corne & àcouronne, il est quelquefois avantageuxd’.ittaquer la Place par ces ouvrages.
iL Farce que leurs fronts ne font ja-mais qu’une défense foible , à cause de kpetitesse de leurs flancs.
Et r?. Farce qu’après s’en être emparé,on fe trouve à couvert à droite & à gauchepar leurs longues branches des autres dé-fenses de la Place, fie qu’on y fait de grandsfie solides logemens qui en assurent la pos-
mois d’attaque, durant lesquels ils perdirent plus de tfoohommes , ils ne se virent encore maîtres que d’une derai-lune ; faute qui donna le tems à M. de Turenne de recevoí:les renforts nécessaires pour attaquer les lignes des enní-mis , & leur faire lever le siégé.