des Places. ^ 1 55
riviere dont elle n’occupe qu’un côté, 8cqu’elle tienne à l’autre par de petits forts ,comme on en volt à Namur, Thionville ,Philisbourg , &c. il est alors avantageuxd’attaquer le long de la riviere au-deíiusou au-destous , en appuyant la droite oula gauche de la tranchée fur le bord quicil de l’autre côté. On établit ensuite desbatteries de ce côté , qui enfilent les dé-fenses du front attaqué , ce qui empêchel’e'nnemi d’y pâroître pour s’opposer au pro-grès de la tranchée {a). C’est ainsi qu’on.en avoit usé au siégé de Philisbourg en1734. les attaques de cette Ville,
Pi. III.
M. le Maréchal de Vauban observe dans
(*) Lorsque les rivières traversent les Places , & cjuel’ennemi peut s’en servir pour y introduire de petits se-cours d’hommes & de munitions, il faut dans ce cas fer-mer absolument cette espece de communication de la cam-pagne avec la Place. On peut pour cet effet se íèrvir de re-doutes dotantes construites siir des bateaux , ou d’une eípecede draine de fortes pieces de bois armées de longues poin-tes de fer, qui arrêtent tout ce qu’on pourroit abandonnerau courant de l’eau , & même les nageurs qui chercheroientà entrer dans la Place en plongeant fous ces pieces de bois.C’est ainsi que Scipion arrêta les secours que les habitansde Numance recevoient ’par le Douro qui couloir le longde leurs murs. II bâtit, selon Appien Alexandrin , deuxforts fur les deux rives opposées de ce fleuve , d’où il jettafur toute la largeur de longues & fortes poutres ar-mées de pointes de fer. Ces poutres croient attachées desdeux côtés à de gros cables ; elles fermoient le paífage non-feulement auxbarques, mais encore aux plongeurs & auxnageurs qui auroietit voulu s’introduire dans la Place.