i6o Traite de l’Attaque
Militaire, qui doit faire connoître aux In-génieurs les fautes qu ils font, & leur don-ner le moyen de les redifier. II fuit de-là q^les Lieutcnans généraux doivent être eux-mêmes d’excellens Ingénieurs, s’ils veu-!lent servir avec quelque distinction dansles sieges (a).
( a ) Comme les Colonels sont particulièrement destinés 'à monter au grade d'Officier général, il íèroit très-ini-iportant de les obliger de bonne heure à s’occuper de la fscience de cet état, qui embrasse toutes les différentes par- 1ries de l’art militaire.
Pour cet effet il faudroit augmenter le tems de leai :résidence a leurs régimens. II en réfulteroit d’abord la -1vantage de les éloigner de la dissipation du séjour dePa jris , & ils auroient plus de facilité & plus de loisir pair jacquérir l’uíàge du service & du commandement.
Pour leur faire employer utilement le tems qu’ilspafíèroient à leur troupe , il leroit à propos de leur prescriredes travaux dont ils seroient obligés de rendre compte ì jleur retour. On pourroit, par exemple , en exiger des me- 1moires raisonnés fur les différentes manœuvres qu'ils au- ’roient fait exécuter à leurs régimens; des observations fin |la fortification des Places où ils auroient etc en garnison; jsur le terrein des environs; des projets même pourl’atta-que & la défense de ces Places , & des autres lieux oiìiisjpourroient être en quartier , &c.
Par-la les jeunes Colonels se formeroient insensiblemea!dans les connoiísances qui leur sont absolument nécefrres ; ils s’accoutumeroient à méditer fur les différens objetde l'art de la guerre , & à s’en rendre les réglés & 1«principes familiers.
A leur arrivée à la Cour , ils rendroient compte de lenttravail dans un conimité particulier d’Officiers géncrainhabiles , nommés à têt effet par le Ministre de la guerre.
En leur fournissant ainfi le moyen de donner des mar-ques , pour ainsi dire , publiques de leur application, f»;lacion ne manqueroit pas d’en faire bientôt des Ofcci®
Autrefe