174 Traité de l’Attaque
íenc à-peu- près égales à celles de la Placesur-tout dans les petites Villes où il f ailtpeu de monde pour garder les postes, &dans celles où la bourgeoisie est assez atta-chée au Prince pour que le Commandantpuiíïe se reposer sur sa fidélité pour garderla Ville , parce que dans ce dernier cas ilpeut faire un effort général avec toute fagarni ion contre les troupes de la tranchée,Nous avons observé qu’on pouvoir en- jcore poser les travailleurs à découvert la |seconde nuit , mais dans la troisième il (pourroit être fort dangereux de le faire à jcause du voisinage de la Place. ,
Lorsque les Ingénieurs jugent ce travail jtrop dangereux , ils prennent le parti de tne poíer aucun travailleur qui ne soit à acouvert , &c c’est cette espece de travail \que l’on appelle sappe ; nom qui vient ap-paremment de ce que par sappe , on en- Itend , dans l’usage ordinaire , une excava- ction qui se fait sous quelqu’ouvrage,ou cderriere quelqu’objet que l’on veut minet cou détruire ; & que dans le travail dont 3il s’agit ici, le soldat fait auísi une exca-vation derriere un mantelet ou un gabion lequi le met à couvert de la Place. Quoi qu’il díen soit, il est important de savoir en quoi siconsiste ce travail, qui est d’un très-grand musage dans les sieges ; c’est ce que nous pallons expliquer dans le chapitre suivant.